Structure et situation de l’économie algérienne

La Grande Poste Agrandir l'image (© Deutsche Botschaft Algier)

La structure de l'économie algérienne est basée sur les rentes de pétrole et de gaz. L'Algérie est le quatrième pays producteur de gaz et le dixième producteur de pétrole dans le monde. Cependant l'économie algérienne reste restreinte dans sa diversification, chose qui explique l'importation de tout les produits industriels et de consommation. Le secteur privé est en train de s'affirmer lentement quant à sa contribution dans l'économie nationale. L'augmentation notable des prix de pétrole permet à l'Algérie d'afficher depuis quelques années, des taux de croissance très favorables du Produit Intérieur Brut, d'une moyenne de 3,5%. Après une réelle augmentation du taux du Produit Intérieur Brut à l'ordre de 3,3% en 2010, ce devrait atteindre 3,6% en 2011. Le bilan algérien de commerce extérieur a fait état d'un excédent de 5,8 mrd de dollars en 2009. Les réserves de change de l'année 2010 ont atteint près de 160 mrd de dollars.

L'Algérie a bénéficié d'une facilité de remboursement de ses endettements extérieurs et a tâché en conséquence de rembourser ses dettes étrangères. Elle a ainsi anticipé le processus de remboursement et a presque honoré toute sa dette vis-à-vis des pays membres du Club Parisien, notamment envers l'Allemagne en 2006. Depuis l'année 2005, les institutions publiques ont principalement proscrit une nouvelle absorption des crédits étrangers. Conformément à cela, la dette extérieure s'est réduite à 17,2 mrd de dollars à la fin de l'année 2010. Le taux d'inflation, qui était à 5,7% en 2009, a connu une baisse, soit 4,3% en 2010. D'après l´OCDE, l'Algérie a gagné une place, passant de la 4ème à la 3ème place dans le classement des catégories à risque.

Le secteur des hydrocarbures est peu générateur d'emplois. L'objectif déclaré du gouvernement est d'encourager la croissance et la création de l'emploi, en dehors de ce secteur. Depuis la fin des années 80, l'Algérie a suivi le sillage du capitalisme. Après „la décennie noire“ des années 90, le gouvernement a décidé de suivre la voie de la réforme.

Le commerce s'est libéralisé et les réformes structurelles à travers la privatisation d'entreprises et de banques publiques ont coûté toutefois beaucoup de travail. Le gouvernement s'efforce de consolider le secteur privé et de promouvoir la création d'emploi au niveau des petites et moyennes entreprises et dans le secteur de l'agriculture. Pour ce faire, des programmes de soutien publiques sont mis en oeuvre. D'après les chiffres de l'Office Nationale de Statistique de l'année 2008, le taux de chômage a enregistré 10%, présentant un recul par rapport à celui de l'année 2009, (10,2%). Le taux élevé de chômage présente le risque n°1 de la stabilité en Algérie, voire un total de 25% de chômeurs moins de 20 ans (plus de 30% dans les villes) et plus de 75% âgés de moins de 30 ans.

L'Algérie a eu en conséquence un énorme besoin de moderniser ses infrastructures. Pendant le premier mandat du Président Bouteflika, l'État a investi environ 30 mrd de dollars dans le développement des infrastructures et des ressources humaines. Lors de son deuxième mandat en avril 2004, le Président a annoncé le début d'un deuxième programme de relance économique doté d'une enveloppe de 50 mrd de dollars, répartis sur cinq années. Ce montant a été entre-temps multiplié et augmenté. Deux programmes régionaux au développement viennent s'ajouter à dans la spirale économique. Désormais, les Hauts-Plateaux et le Sud bénéficieront d'une enveloppe financière d'environ 150 mrd dollars. Selon les déclarations du Président Bouteflika au cours de son deuxième mandat, une enveloppe de 150 mrd de dollars sera investie dans le cadre de la modernisation des infrastructures entre l'année 2010 et 2014.

Le gouvernement a lancé plusieurs grands projets, notamment le projet de l'autoroute Est-Ouest, un autre d'un TGV, le projet du Métro d'Alger, en plus des projets de réhabilitation et d'expansion des voies ferroviaires, des centrales électriques, des barrages, des stations de déssalement des eaux de mer ainsi que le réaménagement de l'ensemble des systèmes de conduites d'eau. En outre, un programme de réalisation d'un million de logements sociaux et 60 hôpitaux a été mis en place. La réalisation du nouvel aéroport international d'Alger qui a duré plusieurs années avant sa mise en service le 5 juillet 2006, fait partie de cette série de projets d'infrastructures en Algérie. 

La plus grande partie des investissements directs étrangers est conclue dans le secteur des énergies. Les statistiques des partenaires commerciaux les plus importants font part du grand intérêt chez les partenaires européens, d'investir dans ce domaine.

L'Allemagne est le cinquième fournisseur de l'Algérie avec un volume de 2,33 mrd de dollars en 2008, après la France, l'Italie, la Chine et les États-Unis. Les deux plus grands clients de l'exportation algérienne en matière de pétrole, de gaz et des produits de raffinerie en 2008, sont les États Unis et l'Italie. Étant un important fournisseur d'énergie, l'Algérie jouit d'une place importante vis-à-vis du marché allemand. Le taux de change officiel s'élève à 95,97 DA pour 1,- Euro (moyenne de l'année 2010).

Adhésion aux groupes économiques

L'Algérie a conclu un accord d'association avec l'UE, le 22 avril 2002, entré en vigueur le 1er septembre 2005. Parmi les objectifs de cet accord figure la création d'une zone commerciale libre, traduite progressivement en la suppression des restrictions commerciales dans une période de 12 à 15 années après son entrée en vigueur. En outre, l'Algérie poursuit des négociations intensives pour son adhésion à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Elle est aussi membre du Conseil Économique et Solaire des Nations-Unies (ECOSOC).